La littérature asiatique, l'art de ralentir 

Depuis que je suis sur Bookstagram, j’ai peu à peu découvert la littérature asiatique, notamment japonaise, coréenne et chinoise (et j’ai déjà hâte de découvrir celles des autres pays). À chaque lecture, le même constat revient : ce sont des livres qui font du bien au cœur et à l’âme. Des lectures réconfortantes que l’on referme avec une sensation de calme et de bien-être.

Surtout, ce sont des romans qui invitent à ralentir, à sortir du rythme effréné du quotidien pour porter un autre regard sur le monde, sur les gens, sur la nature. On y apprend à observer, à écouter, à prêter attention aux détails les plus simples, tout en nous invitant à réfléchir à notre façon de consommer et à l’évolution de notre monde, notamment sur le plan écologique, mais pas que.

Ce sont souvent des livres que l’on prend le temps de savourer (même s'ils se dévorent parfois en quelques heures). Il ne s’y passe pas toujours grand-chose, mais c’est justement cette absence de fracas qui fait toute la douceur de ces récits, et qui les rend si précieux.

Voici donc une petite sélection de recommandations que j’ai adoré : 

La papeterie Tsubaki d'Ito Ogawa

Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l'art difficile d'écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l'encre, l'enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d'un singe, des lettres d'adieu aussi bien que d'amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c'est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre de réconciliations inattendues.

 

Un roman parfait pour les amoureux des mots. Il va vous donner envie d'écrire des lettres à vos proches, mais également de prendre le temps de savourer les petits plaisirs de la vie. 

L'été de la sorcière de Kaho Nashiki
 

On passe lentement un col et au bout de la route, dans la forêt, c'est là. La maison de la grand-mère de Mai, une vieille dame d'origine anglaise menant une vie solide et calme au milieu des érables et des bambous. Mai qui ne veut plus retourner en classe, oppressée par l'angoisse, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer.
Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
Cueillir des fraises des bois et en faire une confiture d'un rouge cramoisi, presque noir. Prendre soin des plantes du potager et aussi des fleurs sauvages simplement parce que leur existence resplendit. Écouter sa voix intérieure. Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent les ombres de la colère, du dégoût, de la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.
Ce livre qui prend sa source dans les souvenirs d'enfance de l'écrivaine coule en nous comme une eau claire.

 

Un roman plein de douceur et d'amour. Une ode à la nature qui nous entoure, et à laquelle on doit tant. 

Le grand magasin des rêves de Miye Lee

Il existe une ville où l’on ne peut se rendre que dans son sommeil. L’endroit le plus populaire de cette ville est le Grand Magasin des Rêves, qui semble un immense paquebot tout miroitant de lumières et haut de quatre étages où l’on propose et vend tous les rêves imaginables : rêves d’enfance, de voyage, de nourriture délicieuse, mais aussi cauchemars, songes prémonitoires ou consolateurs. La jeune Penny vient juste de réussir son entretien d’embauche, elle commence son travail à la réception du rez-de-chaussée, et c’est avec elle que nous allons découvrir l’univers chatoyant du Grand Magasin des Rêves, où, chaque nuit, une foule de dormeurs humains et animaux viennent choisir les rêves qu’ils désirent vivre.
Un roman pétillant comme un diabolo menthe pour les adultes qui ont gardé le goût de l’enfance, et un succès prodigieux en Corée avec plus d’1 million de lecteurs qui ont aimé rêver en plein jour.

 

Le roman parfait pour les rêveurs, peu importe l'âge. Il apporte de la douceur dans le quotidien. C'est un livre qui invite à ralentir, et à s'émerveiller des petites choses. 
 

Le goût sucré des pastèques volées de Keyi Sheng

C'est le goût inoubliable de l'enfance que nous livre ici Sheng Keyi, une brassée de parfums et de saveurs venus du plus loin de son enfance dans la campagne du Hunan.
L'odeur des eaux dormantes où, se faisant une petite barque d'une bassine en fer, elle va cueillir les fleurs de lotus et les châtaignes d'eau. L'arôme discret des fleurs du jujubier sous lequel elle faisait ses devoirs, celui du riz cuit dans la paille et des beignets d'armoise et de citrouille cuisinés avec les légumes du potager maternel.
C'est un pays d'étangs et de rizières, où l'on mange à peine à sa faim, où l'on ne possède rien. La petite fille rêve de déployer ses ailes et de découvrir le monde au-delà de la rivière. Et elle y réussira, qui sait, mais entre-temps tout ce qui faisait la joie de son enfance aura été détruit. A la liberté de la petite sauvageonne d'alors répond la rare liberté de ton de la romancière d'aujourd'hui.
Sheng Keyi dénonce ardemment les ravages de la modernisation des campagnes chinoises et fait renaître l'éclat des vies humbles qui ont disparu.

 

Ce livre s'adresse à ceux qui aiment les histoires empreintes de nostalgie et de saveurs de l'enfance. Ce roman nous transporte dans des souvenirs doux, nous rappelle la beauté des instants simples, mais questionne également sur l'évolution de notre société.

Sortie du livre "Ces nœuds qui nous relient" de Vasuki Woehrel

Des liens brûlants, impossibles à ignorer 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?  

  • Auteure 
  • Graphiste 
  • Maman 
  • Team Chat 
  • 7 cafés par jour
  • Amoureuse 
  • Souriante

Qu'est ce qui t'a donné envie d'écrire ? 

 

J’ai commencé à écrire à 17 ans, il y a maintenant 21 ans, à la sortie de mon bac. C’était une période où je ne me sentais pas vraiment à l’aise avec moi-même.


À cette époque, j’ai découvert les RPG sur forum : une forme d’écriture collaborative dans laquelle on crée un personnage pour le faire évoluer et interagir avec d’autres, au sein d’un univers donné.


Cette expérience m’a permis d’extérioriser énormément, de mettre des mots sur ce que je ressentais et, surtout, de donner naissance à de nombreux personnages. C’est là que mon rapport à l’écriture s’est construit : comme un espace de liberté, d’exploration et d’expression.

 

Peux-tu présenter rapidement ton livre "Ces nœuds qui nous relient" ? 

 

De retour en Écosse pour le mariage de sa sœur, après dix ans passés dans l’armée, Surya pensait ne faire qu’un bref passage. Mais l’hiver, le manoir familial et les traditions mêlant héritage écossais et indien réveillent des souvenirs enfouis.


Surtout lorsqu’il retrouve Effie, la meilleure amie de sa cadette, avec qui il a toujours partagé une connexion silencieuse et troublante. Entre émotions contenues et blessures du passé, leur lien fragile renaît peu à peu, porté par ce fil invisible qui relie ceux qui sont faits pour se retrouver.

 

 

Comment est née l’idée de ce roman ?

 

Elle est née de mon amour pour l’Écosse et pour ma culture indienne, sous le prisme d’une légende particulière : celle du fil rouge.


J’avais ce personnage, Surya, qui me trottait dans la tête et qui me demandait d’écrire sur lui, comme pour lui offrir une histoire et un but. En y réfléchissant, il m’a semblé évident de poser le cadre, le contexte et son passé.

 

Est ce qu’il a évolué différemment de ce que avais imaginé au départ ?

 

J’ai toujours un plan de départ, basé sur des fiches personnages. Cela me permet d’assurer la cohérence et d’intégrer des détails que je peux réutiliser plus tard.


Le roman a néanmoins évolué sur de nombreux points, affinés au fil des relectures successives. Et c’est aussi ce qui est beau : on indique une direction, mais les personnages prennent parfois des tangentes pendant l’écriture et parviennent à nous surprendre.

 

Quelles émotions espères-tu faire ressentir aux lecteurs ?


Beaucoup de douceur, et aussi un sentiment de voyage, pas seulement en Écosse, mais également en Inde.

 

J’ai envie d’offrir toutes les nuances de couleurs possibles, une vibe positive, et de montrer que l’amour sain peut exister entre amis, au sein de la famille et dans la relation amoureuse. À travers ce roman, j’ai souhaité créer une petite bulle hors du temps.

 

Comment vis-tu la sortie de ce roman ?


Je la vis entourée de ma famille, de mes amis, de mes bêta-lectrices et de formidables ambassadrices : autrement dit, extrêmement bien.


C’est une vraie chance de ressentir l’engouement des premières lectrices avant la sortie officielle, et je me sens sereine. Surya et Effie vont bientôt prendre leur envol à travers les yeux d’autres personnes, et ça me ravit.

Il s’agit du deuxième tome de ta collection Âme sœur : pourquoi avoir choisi d’écrire sur ce sujet ?

 

De la même manière que ce roman est né de Surya, j’ai eu envie d’explorer deux cultures que l’on pense radicalement opposées. L’Écosse et l’Inde, au-delà de leurs climats très différents, possèdent des rituels de mariage profondément distincts.


Et pourtant, de nombreuses valeurs se rejoignent à travers des gestes similaires. Le fil rouge que j’évoque définit également la collection Âme sœur : deux êtres faits pour se retrouver, peu importe la distance ou le temps. C’est un concept que je décline à travers cette série de romans, où l’Amour traverse les époques et les épreuves.


Quelle est ta vision de l’âme sœur ?


Elle rejoint beaucoup celle de Platon dans « Le Banquet » : l’idée que l’Homme aurait été séparé en deux parce qu’il était trop puissant dans son entièreté, et qu’il ressentirait ensuite ce manque, ce sentiment d’incomplétude.
 

Pour moi, l’âme sœur ne nous définit pas en tant que personne, mais elle agit comme un moteur, un révélateur de ce que nous sommes vraiment. C’est une source, une muse, qui nous inspire à devenir chaque jour meilleur pour soi-même. Et lorsqu’on la rencontre, on se sent enfin libre d’être qui on est. On s’accepte enfin.


Des idées pour un nouveau roman ?


Oh oui ! J’avoue que j’attends rarement la sortie d’un roman pour commencer à réfléchir au suivant. Mais j’ai tendance à ne pas trop en dire et écrire le premier jet avant de révéler quoi que ce soit =)

 

 

Vous pouvez retrouver "Ces nœuds qui nous relient" en version dédicacé sur la boutique en ligne de Vasuki Woehrel  ou en librairie dès aujourd'hui

 

 

 

L'interview de Romane : @le_terrier_sous_la_lune

Un challenge littéraire et artistique autour de la santé mentale 

Depuis plus d’un an, je suis Romane sur Instagram, et j’ai eu le plaisir d’échanger avec elle à plusieurs reprises. C’est une personne inspirante et très touchante, qui met en place de nombreux beaux projets autour de la littérature, de l’art et du partage.

 

Pour la première fois cette année, elle a lancé le challenge « point-virgule », un challenge qui mêle littérature, art et santé mentale. Pour cette première édition, j’ai décidé de l’interviewer afin de mettre en avant ce magnifique projet et de vous permettre d’en apprendre un peu plus sur cette belle âme qu’est Romane.

 

 

Peux-tu te présenter rapidement ? 

 

Je suis Romane et je tiens le compte Instagram @le_terrier_sous_la_lune. Passionnée de littérature depuis mon jeune âge, je me suis dirigée vers un Bac L puis j'ai étudié 5 ans les lettres modernes à l'université. Au fil des ans, la littérature a pris de plus en plus de place dans mon quotidien et aujourd'hui elle est un de mes piliers de ma vie. Je suis une lectrice très éclectique et lis de tous les genres. J'essaie de transcender mes lectures en les inscrivant pleinement dans le quotidien notamment grâce à la musique, le dessin ou la photographie.

 

Cet amour des lettres et des arts transparaît aussi dans ma passion pour l'écriture et les visites culturelles en général. S'ajoute à cela un amour pour les voyages et particulièrement pour les road trips puisque je voyage en camping-car : oui j'aime les voyages littéraires mais aussi les voyages physiques, et j'ai d'ailleurs un placard consacré aux livres dans mon camping-car !


Ma démarche est aussi engagée, elle valorise le care et la tolérance pour ouvrir le dialogue et créer des ponts entre les personnes. Le féminisme, la santé mentale et l'écologie sont des thèmes qui reviennent souvent tout en les intégrant à une réflexion intersectionnelle plus large.

 

Peux-tu présenter le challenge "point virgule" ?  

 

Oui bien sûr, le challenge point-virgule est un challenge littéraire, engagé et artistique qui a pour thèmes principaux le care et la santé mentale. J'ai utilisé le terme challenge pour reprendre le vocabulaire du Bookstagram mais en réalité c'est plus un événement culturel en ligne pour passer le mois de janvier qui est souvent rude et prendre soin de soi en début d'année.

 

Les moyens de participer sont multiples : arts, activités extérieures, lectures, écritures, photographie, cinéma, etc... L'ensemble est organisé autour d'un thème citadin car je crois  que la ville est un lieu d'effervescence et par conséquent un lieu de possibles. Remettre le care au centre, parler de santé mentale, c'est imaginer un avenir alternatif.

 

Le symbole du point-virgule, qui signifie le nouveau départ après des problèmes de santé mentale ou une TS, s'allie à celui de l'immeuble pour articuler différents thèmes et proposer des entrées différentes aux participant.es.


J'ai décidé de proposer 4 catégories basées sur les pièces d'un appartement : la cuisine, le salon, la chambre et la salle de bain.

 

Pour chaque catégorie, il y a 3 sous-thèmes avec des mots clés :

  • Pour la cuisine : Mijoté des possibles, Tarte d'antan et Madeleine sororale
  • Pour le salon : Bougie amicale, Zapping culturel et Puzzle et booknook
  • Pour la chambre : Maison de poupée, Bibliothèque enchantée et Lit sulfureux
  • Pour la salle de bain : Bain à bulles, Masque pour le visage et Verrou intime.

L'objectif est donc de passer par toutes les pièces grâce à un sous-thème, mais surtout l'important est de respecter son rythme et de se faire plaisir !
 

 

Qu'est ce qui t'as donné envie de créer un challenge mêlant lecture et santé mentale ? 

 

La raison de cette création est assez simple, j'ai moi-même des problèmes de santé mentale alors forcément c'est une lutte qui me parle. Au quotidien, la lecture et l'Art sont de véritables soutiens alors je me suis dit que ça pourrait être chouette de partager ça avec d'autres pour se soutenir et faire de belles découvertes. Commencer 2026 de cette façon, c'est aussi, selon moi, un bon moyen de faire un pied de nez aux préjugés liés à la santé mentale en la mettant au centre dès le départ.

 


En quoi la lecture (et l'art) peut-elle être un outil de soutien pour la santé mentale ? 

 

Je crois que l'Art et la lecture peuvent être des outils pour la santé mentale pour plusieurs raisons.

 

La première est pour amorcer des questionnements à travers les réflexions des auteur.ices mais aussi grâce aux vies des personnages qui peuvent parfois résonner avec les nôtres ou au contraire créer un électrochoc.

 

Ensuite, je crois que l'Art et la lecture peuvent avoir une dimension cathartique et salvatrice dans le sens où ils permettent d'extérioriser des émotions qui nous rongent parfois de l'intérieur.

 

Puis, je pense également que Littérature et Art sont deux lieux possibles où la différence peut prendre vie et où nos étrangetés peuvent être libérées afin de se faire une place dans le monde réel, que ça plaise ou non aux autres.

 

Enfin, les moments de lecture ou de création sont des moments à soi, des moments où le monde extérieur s'éteint et où l'on se tourne vers son intériorité jusqu'à ce que l'on soit prêt.e à livrer son œuvre ou son retour de lectures aux autres (et encore ce n'est même pas obligatoire). Alors forcément je crois que l'on peut tout à fait se servir de ce levier pour prendre soin de sa santé mentale.

 

Quelles sont tes recommandations de livre traitant de ces sujets ?

 

 Ah ce n'est pas simple comme question, je vais diviser mes réponses en différentes catégories je pense ahah !

 

En young adult, je recommande Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven. Sortez les mouchoirs !

 

En graphique, je recommande Le Sad ghost club de Lize Medings et Le pouvoir des larmes de Pepita Sandwich qui sont tous les deux aussi lumineux que touchants.

 

En roman contemporain avec une dimension largement autobiographique, je recommande Fragments d'asile d'Anna Kavan.

 

Pour les essais, je dirais Politiser le bien-être de Camille Teste qui me semble être un essentiel ! Ainsi que Mangeuses de Lauren Malka qui aborde le rapport des femmes à la nourriture et donc les TCA.

 

En ce qui concerne les classiques, je conseille fortement Van Gogh ou le suicidé de la société d'Antonin Artaud. Il y aborde l'art de Vincent avec une grande sensibilité et le présente comme un être profondément lucide et sensible, rejetant totalement les stéréotypes qui voudraient qu'il soit considéré comme fou. Cela résonne bien sûr avec le propre parcours d'Antonin Artaud qui a été interné plusieurs fois.

 

Je pense aussi que quelques ouvrages pour prendre soin de soi peuvent être intéressants. Je pense à Respirer ensemble d'Emmanuelle Chedid-Advenier qui explique comment bien respirer et en quoi cela peut contribuer au bien-être, S'aligner avec le monde d'Anne-Laure Mahé et Pascale Marbot qui propose des exercices de bien-être en lien avec l'écologie et le lien au monde. Enfin, pour celleux qui sont intéressé.e.s par la naturopathie, je recommande Naturopathie, 70 fiches pour me guider au quotidien de Anne-Laure Jaffrelo ou Naturopathie, Le guide complet au quotidien de Marine Le Gouvello. Le soin du corps ne peut pas guérir les problèmes de santé mentale et ce n'est d'ailleurs pas le but, mais il peut contribuer à un bien-être intéressant, c'est pourquoi je mets ces livres dans ma sélection

 

Il y aura 2 films prévu pour le challenge, pourquoi ces films en particuliers ? 

 

J'ai choisi ces deux films car je les adore ! Je les ai déjà vus et j'ai envie de les revoir. 

 

Tous nos jours parfaits me fait pleurer à chaque fois et j'ai un lien très particulier avec le personnage de Finch puisque nous avons de nombreux points communs et notamment le fameux mur de post-it ! 

 

Pour ce qui est de To the bone, c'est encore assez personnel puisque je souffre d'anorexie mentale depuis des années, cela s'aggrave notamment avec ma dépression. Je trouve ce film très pertinent sur ce sujet et le jeu d'actrice de Lily Collins est brillant !

 


Comment va se dérouler le challenge au fil du mois de janvier ? 

 

Pour ce qui est du déroulement du challenge, chacun.e est libre d'aller à son rythme. Il y aura des échanges sur discord tout au long du mois pour se motiver et parler de nos activités. De mon côté, au début de chaque semaine, je vais proposer un exercice de journaling et un thème pour une photo.

 

Le bingo créé spécialement pour le challenge rythmera aussi certainement le mois ! Ça s'annonce doudou et plein d'échanges, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. C'est difficile pour moi d'en dire plus pour cette question comme c'est la première édition de ce challenge !
 

 

Si tu devais résumer ce challenge en une phrase, que dirais-tu ? 

 

Je dirais : "Puisse l'Art être notre pansement"

 

Les sorties littéraires de Janvier 2026

Les nouveautés qui me donne le plus envie ce mois-ci

Après la neige de Frédéric Abergel (sortie le 08/01)

Un premier roman de nature writing glacé et envoûtant, où l'Alaska extrême, véritable huis clos à ciel ouvert, révèle les forces et les fragilités des hommes.
La neige est une traîtresse.
Une menteuse, une conteuse, comme moi.
Elle invente des beautés, des paysages apaisants,

des impressions de douceur, et soudain elle te noie, elle t'assomme, te tournoie et t'abandonne.

Dans un monde qui se réchauffe, rares sont les lieux où l'hiver conserve sa beauté sauvage. C'est le cas des montagnes Chugach, en Alaska.
Un refuge y devient le théâtre de destins croisés. Félix, le gardien, cherche à se reconstruire après un drame ; Véra, fascinée par le Grand Nord, est venue retrouver Axel, scientifique médiatique et figure de son enfance ; cinq amis alpinistes sont déterminés à réussir la première ascension hivernale de la pointe Chugach. Chacun a ses secrets, ses blessures, ses raisons d'être là. Certains atteindront leur but, d'autres non, tous seront soumis à des conditions extrêmes et imprévisibles.
Car au cœur de ce décor indomptable, un seul maître trace le chemin : la neige.

 

Un roman qui me donne particulièrement envie ! Que ce soit par le thème abordé, l’ambiance qui semble se dégager de ses pages ou encore par son aspect engagé, tout m’attire dans cette lecture. L’ensemble laisse présager une histoire forte et prenante, capable de marquer le lecteur. Je pense sincèrement que c’est un excellent roman pour commencer l’année, une lecture à la fois stimulante et prometteuse.

Je n'ai jamais dis papa de Louis-Phillippe Dalembert (sortie le 08/01)

Une bouleversante déclaration d'amour filial et paternel, par un homme dont l'inquiétude viscérale devient un grand poème de vie.

Un homme parle à son père.
Son père qui est mort alors qu'il n'avait pas un an. Lui en avait trente-deux. Ou peut-être trente-trois. Comme veut la croyance en Haïti, " on l'a mangé ". Le pays est alors dirigé par le dictateur " Papa Doc ", le père, quelle ironie, de son peuple qu'il massacre. Louis-Philippe Dalembert a grandi avec sa mère et sa grand-mère. Il a grandi dans la gêne et la fierté. Avec le manque lancinant, honteux, ravalé de l'absent, à jamais un inconnu. Mais un homme ne pleure pas. Pas de larmes, non. Des poèmes. Comme un instinct de survie. Comme un envol. Devenu adulte, Louis-Philippe Dalembert devient père, et une question le hante : que transmettre quand on n'a rien reçu ?
Un homme parle à son fils.

 

Je pense que ce roman peut me toucher tout particulièrement. Les romans qui abordent la relation père-enfant me font toujours quelque chose, car la relation que j’ai avec le mien est inexistante. Ainsi, ce livre qui raconte l’histoire d’un homme n’ayant pas connu son père va forcément résonner en moi et trouver une place toute particulière dans mon cœur.

Nos femmes sous la mer de Julia Armfield (sortie le 22/01)

Après une mission dans un sous-marin Leah revient étrangement changée. Un roman d'amour et de mystères au succès viral.

Après une mission en haute mer dans un sous-marin, Leah, biologiste, retrouve enfin sa maison et son épouse Miri. Mais la mission était périlleuse, et Leah, petit à petit, adopte un comportement de plus en plus étrange, qui inquiète Miri. Que s'est-il passé sous l'eau ? Que vont devenir Leah et Miri sur terre?

 

Nos Femmes sous la mer est un roman psychologique sous haute tension, une histoire d'amour, d'eau et de mystère par Julia Armfield, la star montante des lettres britanniques.

 

Un roman qui change de ce que j’ai l’habitude de lire, mais qui m’attire énormément. D’abord parce que le monde sous-marin m’a toujours intriguée, ensuite parce que j’ai fait des études en sciences de la vie, ce qui rend le côté biologiste particulièrement intéressant à mes yeux. À cela s’ajoute une histoire d’amour psychologique qui peut être vraiment réussie et apporter une belle profondeur au récit. Hâte de voir ce que cela donne.

Epoque de Laura Pogglioli (sortie poche le 22/01)

Dans un service d’addictologie, Lara accompagne l’équipe qui soigne des adolescents drogués aux écrans. Il y a Julien, un collégien déscolarisé depuis trois ans, Lou, neuf ans, qui passe ses nuits sur son portable, ou Stefania, tétanisée à l’idée de sortir de chez elle.

Les failles de ces enfants sont pour Lara le miroir de ses propres addictions. Celles dont elle peut parler en riant, celles qui lui pèsent et qu’elle essaie régulièrement d’abandonner, celles plus honteuses qu’elle tait. Au fil des consultations, ses souvenirs refont surface.

Cinq ans plus tôt, Lara a eu une liaison avec son médecin. Pendant quelques semaines, elle s’est laissé prendre au piège, dans une frénésie de messages et de photos intimes. Jusqu’à perdre le contrôle.

 

Le sujet de ce roman me semble plus qu’utile au vu de la société actuelle. Entre des temps d’écran toujours plus affolants, le harcèlement en ligne facilité par l’anonymat, les comparaisons incessantes entre les uns et les autres, et bien d’autres dérives encore, nous vivons à une époque où le téléphone apporte autant de mal que de bien. Dans ce contexte, ce roman me paraît particulièrement important et nécessaire, et j’ai hâte de pouvoir le lire.

 Lady Macbeth d'Ava Reid (sortie poche le 08/01)

" Si elle ne peut avoir la sécurité, ni l'amour,
au moins elle aura ceci : la vengeance. "

Elle connaît cette histoire : son regard rend les hommes fous.

Elle sait qu'elle va être mariée à une brute venue d'Écosse qui ne rend jamais les armes. Elle sait que la cour hostile qu'il lui fera sera emprunte de soupçons. Elle sait qu'elle devra utiliser toute sa ruse et sa magie pour survivre. Elle sait que ce Macbeth cache lui aussi des secrets.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'une prophétie pèse sur les épaules de son mari comme une armure encombrante. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que sa magie à elle, est plus grande et plus dangereuse encore, et qu'elle menacera l'ordre du monde.

Elle ne le sait pas encore. Mais cela viendra.

 

J’ai une véritable passion pour Shakespeare. J’ai d’ailleurs relu Macbeth en décembre, en prévision de la sortie de Lady Macbeth, afin d’avoir l’histoire bien en tête. Autant dire que j’ai énormément hâte de découvrir ce roman. Féminisme, sorcière et Shakespeare : pour moi, c’est forcément un combo gagnant.

Bonne lecture !

©Droits d'auteur. Tous droits réservés.

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.