Sélection spéciale St Valentin
Parce que l’amour se décline de mille façons : passionné, silencieux, impossible, lumineux ou tragique, cette sélection célèbre les histoires qui font battre le cœur et laissent une trace durable. Des grands classiques aux récits contemporains, ces romans nous rappellent que lire une histoire d’amour, c’est souvent en vivre un peu soi-même.
Orgueil et Préjugés de Jane Austen : Si vous chercher une romance pleine d'esprit, de piques savoureuses et de sentiments qui naissent là où on ne les attend pas.
Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig : Si vous cherchez un texte cour, intense, qui explore l'amour à sens unique et les passions silencieuses.
Roméo et Juliette de William Shakespeare : Si vous cherchez l'histoire d'amour absolue et tragique, où aimer devient un acte de révolte.
Yamabuki d'Aki Shimazaki : Si vous cherchez un roman délicat et contemplatif, tout en retenue, sur les liens invisibles et les souvenirs.
La librairie de Téhéran de Marjan Kamali : Si vous cherchez une grande histoire d’amour empêchée par l’Histoire, entre nostalgie, espoir et poésie.
La Vallée des Oranges de Béatrice Courtot : Si vous cherchez un roman où la quête de soi devient finalement une belle histoire d'amour.
Amours Solitaires de Morgane Ortin : Si vous cherchez des histoires d'amour modernes, faites des messages de vraies personnes.
Nos étoiles contraires de John Green : Si vous cherchez une romance bouleversante mais lumineuse, qui fait rire autant qu'elle fait pleurer.
NB : Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë est en ce moment souvent présenté comme l'une des plus belles histoires d'amour, notamment avec sa récente adaptation au cinéma. Pourtant, ce roman n’a rien d’une histoire d’amour à proprement parler : il s’agit avant tout d’un récit sombre et violent sur la passion destructrice, l’obsession et les ravages de la vengeance. Ce roman est un de mes romans préférés, mais je suis en total désaccord avec la promotion actuelle qui modifie totalement le message de ce roman, d'où ce petit aparté.
Les sorties littéraires de Février 2026
Les nouveautés qui me donne le plus envie ce mois-ci
Le jeu de la joie d'Ewa Janina (sortie le 05/02)
Il est toujours possible de trouver matière à être heureux.
Talya jouait souvent au jeu de la joie avec son père, un jeu qui permet de trouver le bon côté des choses dans n’importe quelle situation. Quand ce dernier décède et qu’elle est envoyée vivre chez sa tante Clara dans le sud de la France, elle se promet de l’apprendre à chaque personne qui croisera sa route. Mais le défi prend des proportions gigantesques. Clara vit recluse dans un grand domaine froid et délabré, ne supportant que la compagnie de ses chevaux, et impose à Talya un emploi du temps strict, rythmé par les cours à domicile et les tâches domestiques.
Pourquoi cette femme est-elle si acariâtre et autoritaire ? Talya arrivera-t-elle àtrouver sa place et à surmonter les épreuves qui l’attendent ?
Un roman qui, je pense, va être particulièrement touchant. Entre le deuil et la connexion avec les animaux, il s’annonce à la fois triste et plein d’espoir. J’ai hâte de pouvoir le découvrir.


Le chant des légendes perdues de M. H. Ayinde (sortie le 26/02)
Mizito, esprit de mes pères, entends-moi !
Mizito, esprit de mes mères, entends-moi !
Mizito, seigneur de l’Aigle, maître de l’Arbre-os, entends-moi, et viens !
Les Neuf Terres sont en guerre. Depuis des siècles, les gris-sang, des créatures meurtrières, les attaquent sans relâche, semant la destruction sur leur passage. Les seuls à pouvoir empêcher le continent de plonger dans la destruction sont les invocateurs, des sang-noble capables d’appeler l’ancêtre de leur clan sur le champ de bataille.
Mais, alors que le vaisseau d’une expédition disparue s’échoue sur les terres d’Adatali, qu’une jeune femme vivant dans les bas-fonds de la capitale parvient à lier un esprit, et que le fils déchu d’une grande seigneure de guerre invoque une incarnation unique de Mizito, les Neuf Terres n’ont jamais couru un plus grand danger.
Car les ancêtres ne sont pas les seuls esprits à pouvoir être invoqués, et les gris-sang ne sont pas les seuls monstres à hanter l’obscurité.
En ce moment, je lis de plus en plus de fantasy. Je renoue finalement avec mon premier amour littéraire. Et cette fantasy-là a l’air vraiment incroyable, d’autant plus que la couverture donne elle aussi très envie.
Morvan de Bénédicte Belpois (sortie le 05/02)
« Je ne sais pas pourquoi, mais, à la dernière bouchée avalée sans faim, il s’est brisé quelque chose en moi, une sorte d’amarre qui m’attachait là, à caboter inlassablement contre le crépi moisi de la maison. J’ai senti nettement quelque chose se défaire, qui m’a laissé libre, vacillant, légèrement groggy. Je suis allé dans ma chambre, j’ai fait une valise rapidement sans vraiment réfléchir à quoi emporter. »
Un jeune homme solitaire, surnommé Morvan, décide de tout laisser derrière lui un dimanche de printemps : sa maison ardéchoise, son travail d’ouvrier agricole et ses douloureux souvenirs auprès d’un père alcoolique. Sa route va croiser celle de Monica et de Giovanni, dans une pizzeria au pied du mont Blanc, et sa vie prendra dès lors un tour inattendu, à la faveur de l’amour et de l’amitié. Le trio nous entraîne dans une équipée romanesque entre la France, l’Italie et la Suisse, en passant par l’Espagne imaginaire contée par la Duquesita, une vieille femme qui les marquera à jamais.
Avec ce roman à l’écriture vibrante, porté par des personnages d’une profonde humanité, Bénédicte Belpois explore le mystère des paysages que chacun porte en soi.
Je crois que ce qui m’attire le plus dans ce livre, ce sont les paysages qui s’annoncent éblouissants. Entre la France, l’Italie et la Suisse, je pense que l’on peut s’attendre à une très belle fresque. Et l’histoire a l’air très touchante.

Le creuset des sorciers de Paul Greveillac (sortie le 05/02)
La Louisiane vient d’être vendue aux États-Unis d’Amérique. Tout jeune esclave, Jean-Baptiste rejoint la plantation reculée des Beauregard. On y cultive la canne à sucre, le labeur est terrible, le climat très rude, mais l’esclave résiste. Il est fortifié par un secret sur le point d’être dévoilé : il connaît le sortilège de la musique.
Jean-Baptiste ignore que le langage qu’il est en train d’inventer va métisser le monde.
Au fil d’un récit écrit au rythme d’une musique entraînante et nerveuse, Paul Greveillac raconte la confrontation violente entre une caste de planteurs déclinante et des esclaves libres en puissance. Il imagine la plantation comme le berceau du jazz, offrant un aïeul de fiction au grand trompettiste Miles Davis.
Tout m’attire dans ce roman ! Le lieu, l’histoire, le rapport à la musique, l’aspect engagé… Bref, il va falloir que je me le procure rapidement !

Chamanes électriques à la fête du Soleil de Monica Ojeda (sortie le 12/02)
An 5550 du calendrier andin. Noa et Nicole fuient Guayaquil en direction des sommets de la cordillère des Andes et gagnent les flancs du Chimborazo, le plus haut volcan d’Équateur. Là-bas a lieu un festival mythique qui rassemble chamanes, poètes, danseurs et musiciens à l’occasion de la fête du Soleil inca. Avec d’autres festivaliers, les deux jeunes femmes viennent se soustraire à la violence des sociétés menacées par le narcotrafic et les catastrophes climatiques dans cette immense rave party qui vibre au rythme de la technocumbia spatiale. Mais quand la troupe décide de poursuivre l’ascension du volcan, Noa fait face à son destin : partira-t-elle retrouver son père qui mène une existence d’ermite dans les forêts ? D’autant qu’on raconte que là-bas, dans les hauteurs, vivent des communautés secrètes de jeunes disparus qui ne sont jamais revenus du festival…
Dans ce roman postapocalyptique au souffle stupéfiant, Mónica Ojeda déploie une fresque ensorcelante qui dépeint une génération désenchantée en quête d’espoir. Sous les pluies de météorites, la musique expérimentale néochamanique et les légendes ancestrales andines s’allient pour réconcilier passé, présent et avenir.
Alors là, ça change carrément de ce que j’ai l’habitude de lire, mais je ne sais pas, il y a quelque chose qui me donne très envie de le découvrir. Notamment le titre (j’adore choisir mes lectures juste en fonction du titre).

